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07 May

Christophe : Les vestiges du chaos - 2016

Publié par obiwanagain  - Catégories :  #Musique

Christophe : Les vestiges du chaos - 2016

Tout de suite, le ton est donné, une intro très électro, la voix de Christophe nous décline un texte très basique et banal pour le personnage et la voix féminine n’est guère plus convaincante. Et dès ce premier titre, on se pose la question du pourquoi cet album est encensé par les critiques comme le meilleur de cet artiste alors que la barre était très haute avec « Aimer ce que nous sommes » qui lui, commençait avec une belle mélodie accompagné de la magnifique voix d’Isabelle Adjani, la mélancolie était là


Puis vient Océan d’amour où des les premières notes on retrouve le Christophe adorant trouver des gimmicks, une belle ligne mélodique, certes les paroles ne sont toujours pas à la hauteur mais on se laisse bercer par la musicalité du contenu


Et patatra, que se passe t’il une intro basique pour Stella bottox, du déjà entendu, encore un texte d’une banalité affolante, on ne cerne plus le personnage que Daniel Bevilacqua avait créé. Ça manque d’idées musicales et l’importance électro prend trop le pas alors que ce qui faisait la force du dernier opus d’il y a 8 ans c’était l »équilibre n'être l électro, les mélodies et la sensibilité.


Décidément c’est les montagnes russes, quelques notes de piano mélancolique, ça le fait, un hommage à Lou Reed qui commence superbement bien on retrouve les influences christophiennes des morceaux des années 70 et 80. Un oh oh oh digne des années 60 pour introduire ensuite un extrait d’interview du sus nommé qui se marrie bien avec le gimmick et on termine avec des essais électro pour finir dans la dureté.


Dangereuse arrive accompagné de violons et autres instruments à corde, une belle mélodie certes mais il manque un final en apothéose upérise comme dans It must be a sign.


On relance l’album avec un morceau rythmé en fétu ring avec Alan Vega, un truc bien électro peut être pour danser en boîte. Le refrain emmené par Christophe avec le retour de la tangerine, on a envie de bouger, ça prend bien. Simplicité, efficacité.


On s’endort et c’est pas un compliment, Drone annoncé une autre moitié d’album qui risque d’être complique, les paroles sont en dessous de tout : « tout en moi désire le contraire, de l’air je veux la terre , de l’eau je veux le feu », mon dieu c’est du barbelivien qui refait « je te survivrai » à Jean Pierre François. La mélodie n’est ni agréable ni mémorisable, elle est peut être même pénible au bout du compte. Dommage ce morceau pouvait être du très bon Christophe. L’idée du « Drone » était moderne et originale mais le texte n’est pas du tout à la hauteur de la démarche


On continue à descendre, totale déception avec « tu te moques », ça manque d’idées on est dans du banal, avec encore des images dans le texte qui font déjà entendu. Ça manque de tout...


« Les mots fous », on s’attend à un super morceau en réponse aux mots bleus, 40 ans après. Boîte à rythme et une mélodie basique manquant de sensualité ou d’émotions que l’on aurait pu attendre.


Le retour de Jean Michel Jarre au texte va peut être nous remettre dans l’album. Oui le texte nous rappelle bien les références des années 70 mais pourquoi cet arrangement électro agressif qui gâche tout ? Ce n’est pas parce qu’on parle de chaos qu il faut y mettre de la dureté. Il y a beaucoup trop d’électro, voilà la réflexion que je me fais arrivé à ce moment de l’album, ça tue la sensibilité, les mélodies qui faisaient la force de Christophe aussi . On est bien en dessous de Aimer ce que nous sommes, que ce soit en musique, en arrangement et aux textes.


4 morceaux de déception et voilà « E justo », on est dans la continuité musicale de « Lita » du précédent album, le gimmick de piano et la voix écorché de Bevilacqua. Une présence orchestrale qui fait monter en intensité et en émotion le morceau. Une nappe de synthé qui vient introduire la voix d’Anna Mouglalis, une voix dure et grave, ça change, ça avait peut être besoin d’un peu plus de sensualité mais on s’y fait. Un bon titre


Une intro de berceuse pour « Ange sale », encore des paroles n’étant pas à la hauteur, du déjà entendu encore, un titre très étrange, on ne reviendra pas esses après plusieurs écoutes, on en retire pas grand chose.


Un album décevant qui est très loin de celui de 2008 n’en déplaise aux critiques qui encense celui ci. Cet album vaut la moyenne certes mais on aura envie de revenir que sur trois morceaux même après plusieurs écoutes : Oceaan d’amour, Lou, Tangerine.
Christophe n’a pas équilibré électro et mélodie, c’est dommage car quel talent possède cet artiste....

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pelat 17/05/2016 18:17

ok avec vous, le moins bon des 4 derniers depuis son retour e, 96; il manque un peu de tout, la folie ( bevilacqua), la passion ( com si la terre penchait),la recherche ( aimer ce que nous sommes); çà reste très correct cependant.

pelat 17/05/2016 17:17

ben, finalement, faut avouer...assez d'accord avec vous: c'est presque trop simpliste, sans passion, un peu plat, sauf les morceaux que vous citez...c'est le moins bon album depuis son retour en 1996..
il manque un peu de tout, de la folie ( bevilacqua), de la passion ( com si la terre penchait),de la recherche ( aimer ce que nous sommes)...

obiwanagain 17/05/2017 14:05

exactement ! :-)
C'est vraiment dommage car quel talent cet artiste ! Il est capable de 10 fois mieux que celà

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