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08 May

Dominique Duvauchelle : biographie 2e partie

Publié par obiwanagain

Dominique veut essayer de changer le monde notamment au niveau du sport. Un de ces premiers reportages au journal parlent de l’exclusion d’un gardien de but pour des motifs assez troubles dans un club de l’Est de Paris. Il s’implique et rencontre les deux parties protagonistes de l’affaire : le président du club et le goal. Il relate les divergences sur la façon de concevoir le sport et les motivations d’un groupe. La direction du journal n’osera pas s’investir dans cette réflexion et Dominique n’y rédige qu’une brève.

L’année suivante, il parlera également du football féminin qui “se développe hardiment”, preuve s'il en est, de son ouverture d’esprit à une époque où celui-ci est décrié, donné comme sans intérêt. Dominique Duvauchelle voit lui une évolution dans le jeu et dans les performances : “les esthètes ne l’apprécient guère, d’autres trouvent cela marrant, c’est de toute manière un fait que l’on ne peut contester car les femmes se classent bien dans le championnat de Paris…” (extrait du Courrier du Val de Marne du 19 juillet 1973).

Dominique écrira sur beaucoup de sports dans ce journal : le football, la boxe, l’aviron, le volley ball, l’athlétisme, le hand ball, le basket ball, et j’en oublie… Celà prouve son attachement au sport avec un grand “S” dans sa globalité.

En ce début d’année 1974, il va suivre avec beaucoup d’intérêts la controverse à Saint Maur à propos de la création du SMAC. Il expose les faits dans une ville qui se retrouve avec deux clubs, le 1e étant la VGA (Vie au grand air). Cette affaire ira loin puisque les athlètes faisant partie de la SMAC se verront refuser le droit de s'entraîner dans les stades de la ville.

1975, Mr Duvauchelle affirme sa place dans le journal et possède bientôt une page de sport rien qu’à lui.



Le 10 décembre, il écrira un article “Somptueux cadeau de Noël aux sportifs du Val de Marne”. Il s’agit d’une interview d’un certain Mr Sport qui n’est autre que le responsable des activités physique en Val de Marne. Il relate les projets qui vont être mis en place : un budget qui double, une augmentation des subventions aux clubs, la suppression de la TVA sur les manifestations sportives, des cours de sport pour les jeunes écoliers et lycéens l’après midi, une demi heure réservée à l’EPS dans les entreprises, sanction des plus sévères pour les actes de violence, etc….



Cet article va susciter énormément de réactions, mais vous l’avez compris il s’agit là d’un canular, une blague montée de toute pièce par Dominique Duvauchelle comme il le présentera la semaine suivante dans le journal.



Tout cela démontre à l’époque qu’il veut vraiment défendre le sport pour tous, il a cerné les problématiques et propose des solutions, certes utopistes, mais d'actualité aujourd'hui, sa vision est avant gardiste.

Cette année est aussi un tournant important dans sa carrière. Une nouvelle émission destinée aux jeunes est lancée sur la 2e chaîne, il s’agit de “un sur cinq” présenté par Patrice Laffont (avec un générique composé par Daniel Balavoine).



Dominique Duvauchelle est chez lui avec son ami Patrick Montel (comme il le relate dans son livre “Concentré d’émotions”), ils s’amusent à simuler une partie de foot avec ce qu’ils ont sur la main comme un Subbuteo.



En même temps, il jette un œil sur ce programme.



Tout de suite, Dominique y déplore le manque de sujets sportifs. Avec son culot qui le caractérise tant, il prend son téléphone et décide d’appeler la chaîne pour donner son avis. La chance s’en mêle, c’est Patrice Laffont qui se retrouve à l’autre bout du fil écoutant avec attention les arguments de son interlocuteur qui se présente. C’est alors qu’il propose à Dominique de venir s’occuper d’une rubrique sport dans son émission.



Le talent, l’intelligence et le travail vont faire le reste, sa carrière est bel et bien lancée.

Tout en continuant à écrire pour le “Courrier du Val de Marne”, il s’implique dans la rubrique sportive de cette émission. Il montre tout de suite son engagement dans le domaine sportif et dans ce qu’il peut apporter de meilleur à l’homme, il se fait très vite remarquer par Robert Chapatte, directeur des sports d’A2 à l’époque.

C’est donc tout logiquement qu’en 1978 il quitte “Un sur cinq” pour intégrer l’équipe de l’émission Stade 2 composée de Roger Couderc, Thierry Roland… Il est la caution intellectuel de ce programme apportant une touche qui n’existait pas dans cette équipe de copains journalistes.



Il va aussi se retrouver à commenter des matchs de Basket, de Volley Ball, d’athlétisme, de football entre autres….

De plus, Il va consacrer des reportages, des documentaires sur certains sujets comme “le sport et la violence” qu’il réalisera avec Serge Richez.



Tout fonctionne bien au niveau professionnel, mais Dominique Duvauchelle ne peut plus repousser un moment qu’il ne portera pas dans son cœur : le service militaire, qui sera très compliqué pour lui pour plusieurs raisons. Mais, étant journaliste sportif il a, dans son malheur, la chance d’avoir un aménagement de son emploi du temps.




C’est à cette époque qu’il finit de rédiger un essai sur la violence, le plaisir notamment dans le football, en s’appuyant sur son expérience mais aussi sur des réflexions du monde qui l’entoure.

1978, c’est aussi l’année de la coupe du monde de football organisé dans un pays où la dictature est maître : l’Argentine. Dominique n’y est pas insensible et prend position : “A l'évidence, le football a perdu cette dernière coupe du monde. Il en sort avili. D’abord parce que ses serviteurs n’ont pas su répondre à l’appel du peuple Argentin. Ils ont tout accepté de la dictature. Ensuite parce que le spectacle diffusé dans le monde entier fut pitoyable et avare.”

À SUIVRE.....

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